Les écoles juridiques (Madhahib)
Malik Ibn Anas : Abu ‘Abdullah al-Asbahi al-Himyan, né à Madina en 93/712, le célèbre Imam de Madina dans le fiqh et le hadith. Un des quatre Imams. Son amour du Prophète (salut et bénédictions d’Allah sur lui) était tel qu’il ne monta pas de cheval dans Madina. Il a toujours marché pieds nus dans ses rues en respect pour le Prophète
. Quand on le questionnait à propos de quelque chose qu’il ignorait, il disait simplement, " je ne sais pas." Il ne rapportait jamais un hadith sans faire le woudou (ablutions). Ash-Shafi’i était un de ses élèves. Il avait une grande connaissance et était pieux. Il a écrit la première collection de hadith et de fiqh, al-Muwatta ‘. Il est mort à Madina en 179/795 (Rahmatullah ‘ala koul ‘Ulama al mouslimin).
Principaux Fuqaha (savants) Maliki :
Ibn ‘ Abdi’l-Barr : an-Numayri, Abu ‘ Umar, hafiz du Maghrib et Sheikh al-Islam. Il est né à Cordoba en 368/978 et est mort à l’âge de 95 ans à Shatiba en 463/1071. Un important savant en hadith, savant Maliki, auteur et mujtahid, il a été surnommé " le savant en Hadith de l’ouest ". Ibn Hazm a dit : " il n’y a personne qui a plus de connaissance du fiqh du hadith que lui." Il a écrit un certain nombre de travaux, le plus célèbre d’entre eux est al-Isti’ab. Il a voyagé dans toute l’Andalousie et a agi en tant que Qadi plusieurs fois. Il a écrit le premier commentaire principal de Muwatta ‘ appelé al-Istidhkar.
Zayd al-Qayrawani : Abu Muhammad ‘ Abdullah, Maliki faqih, 310/922-386/996. Il était connu en tant que " Shaykh al-Faqih " et " petit Malik " et était le chef de l’école Maliki à Qayrawan. Il a écrit plusieurs livres, y compris sa Risala, Mukhtasar al-Mudawwana, un abrégé du Mudawwana, et an-Nawadir.
Ibn al-’Arabi : Qadi Abu Bakr Muhammad Ibn ‘Abdullah al-Ishbili al-Ma’afiri (d.543/1148), auteur d’Ahkam al-Qur’an. Il est né à Séville et est allé en Afrique du Nord après la chute de la dynastie ‘Abbadid et a voyagé à l’est. Il est alors revenu à Séville qui était sous les Mourabitounes et est devenu Qadi, et a enseigné le fiqh. Il fut témoin également de la chute des Mourabitounes et de l’élévation du Mouwahhidounes. Il est mort près de Fès en revenant de Marrakech après une visite au gouverneur Mouwahhid. Il a écrit plus de trente livres, y compris ‘Awasim min al-Qawasim au sujet de la première guerre civile entre les musulmans.
Ibn Habib : ‘ Abd al-Malik as-Sulanu, un juriste Maliki de Cordoue qui a étudié sous Ibn al-Majishun. Il est l’auteur d’al-Wadiha, un des principaux textes Maliki qui a été employé en Andalousia. Il était un des livres les plus complets du fiqh Maliki. Bien qu’il n’existe plus, une grande partie est citée dans an-Nawadir d’Ibn Abi Zayd al-Qayrawani. Il a voyagé dans le monde entier à la recherche de la connaissance et pour vérifier ce qu’il a acquis. Il est mort en 238/852. Il a écrit plusieurs livres. Al-’Utbi était son élève et par conséquent la majeure partie de son travail vient par lui.
Ibn Juzayy’ : Muhammad Ibn Ahmad, Abul-Qasim ibn Juzayy al-Kalbi de Grenade, né en 693/1294, un savant Maliki et Imam dans le tafsir et le fiqh. Il a écrit al-Qawa’id al-Fiqhiya. Il est décédé en 741/1340
Ibn al-Mawwaz : Abu ‘ Abdullah Muhammad Ibn Ibrahim al-Iskandari, élève d’Ibn al-Majishun et d’Ibn ‘Abdu’l-Hakam et tôt systématisateur du fiqh de Maliki. Il a également étudié sous Asbagh et Ashhab. Il est mort en Syrie en tant que réfugié en 281/894 d’où il a fuit l’inquisition au sujet de la "création du Qur’an" (voir Mihna). Il a écrit un célèbre livre connu sous le nom d’al-Mawwaziya.
Ibn al-Qasim: Abu ‘Abdullah ‘Abdu’r-Rahman Ibn al-Qasim al-’Ataki (ou al-’Utaqi) ‘ qui eut la connaissance et l’ascétisme. Il était un des compagnons de Malik qui a eu une influence énorme en s’enregistrant dans son école, puisqu’il était la source de Sahnun pour les problèmes de Malik. Dans l’école Maliki, il a eu la même position que Muhammad ‘ibn al-Hasan ash-Shaybani dans l’école d’Abu Hanifa. Les deux ont transmis l’école et ont fait l’utilisation libre de l’ijtihad. Ibn al-Qasim a eu des avis qui ont différé de ceux de son shaykh, Malik, de sorte que certains ont dit qu’il a été dominé par son opinion. Ibn Abdul-Barr a dit de lui :" il était un faqih à l’opinion dominante. Il était un homme droit et immuable." Il a rencontré Malik après Ibn Wahb et est resté longtemps en sa compagnie (environ vingt ans). Il peut être considéré comme le transmetteur principal de fiqh Maliki comme le Mudawwana, duquel il est la source et qui est la plus grande compilation du fiqh Maliki. Il n’acceptait pas les salaires des gouvernants et il a dit: " il n’y a rien de bon dans la proximité des gouvernants." Il s’était assis avec eux au début, mais il les a abandonné. Il avait l’habitude de considérer qu’avoir un grand nombre de proches compagnons était une forme d’esclavage qui met un qadi en danger de commettre l’injustice et au savant de perdre de son temps. Il est mort en 191/806 à l’âge de 63 ans.
Ibn Rushd, Averroes. Ibn Rushd était un génie avec une connaissance encyclopédique. Il a passé une grande partie de sa vie fructueuse en tant que juge et en tant que médecin, pourtant il est connu dans l’ouest pour être le grand commentateur de la philosophie d’Aristote. Il est né à Cordova, Espagne en 520/1128 et est décédé en 595/1198. Son livre sur la jurisprudence Bidayat al-Mujtahid wa-Nihayat al-Muqtasid a été tenu pour certains comme probablement le meilleur livre sur l’école Maliki du fiqh. Son grand-père, Abu’l-Walid a été également connu comme Ibn Rushd et était un faqih Maliki qui a écrit al-Muqaddimat.
Ibn Wahb : Abu Muhammad ‘Abdullah, ibn Wahb al-Fihri al-Misri né en 123/740, un savant en hadith. Il est resté avec Malik environ vingt années, et a également étudié avec plusieurs des compagnons d’az-Zubri. Il a également rapporté de plus de quatre cents shaykhs de hadith en Egypte, au Hijaz et en Irak. Ibn Wahb a noté que certains de ses hadiths étaient faibles. Il a dit : " si ce n’avait pas été Allah qui m’a sauvé par Malik et al-Layth, j’aurait été perdu." lui a été demandé : " comment cela?" Il a répondu, " j’ai eu beaucoup de hadith et il m’a confondu. J’avais l’habitude de les présenter à Malik et al-Layth et eux indiquaient : "prenez ceci et laissez cela." Malik l’a estimé et l’a aimé. Il avait l’habitude de l’appeler " le faqih " quand il lui a écrit. Il a eu beaucoup d’excellents livres, y compris ce qu’il a entendu de Malik qui a été enregistré dans environ trente livres. Il a noté le Muwatta ‘. Il a enregistré ses réponses aux questions et les a consultées. Il a été invité à accepter le poste de qadi mais a refusé et s’est retiré. Il est mort en 197/812 à l’âge de 72 ans.
‘Iyad ‘ Qadi : ‘Iyad ‘ ibn Musa, Abu’l-Fadl al-Yahsubi, né à Ceuta en 476/1083. L’Imam des terres musulmanes occidentales dans le hadith et la langue arabe, un faqih Maliki et un savant doué qui a écrit un certain nombre de livres, particulièrement ash-Shifa ‘ et al Tartib al-Madarik qui se compose des biographies de fuqaha Maliki ‘. Il était un qadi à Cordoue, à Grenade puis à Marrakech et il est mort empoisonné en 544/1149.
Khalil Ibn Ishaq al-Jundi : Un mufti Maliki du Caire et professeur chez le Shaykh Uniyya, la plus grande madrassa du Caire alors. Il est mort en 669/1365 ou 676/1374. Il a écrit le très populaire compilé Maliki, al-Mukhtasar.
Al-Qarafi : Shihab ad Din Abu’l-’Abbas Ahmad b. Abii-’Ma’Idris, un Maliki égyptien, mais un Berbère par origine de Sanhaja, né en 626/1228. Un faqih et un mufti Maliki qui a grandi dans Al Qarafa au Caire. Il était le savant Maliki le plus important de son temps au Caire. Il avait la connaissance de l’hébreu, de la grammaire, de la lexicographie, de l’algèbre, de la magie, de l’astronomie, et de l’ophtalmologie. Il a écrit Sharh Tanqih al-Fusul sur la théorie légale, al-Furuq sur les qawa’id, et un opus de six volumes de fiqh Maliki, adh-Dhakhira, censé être un des meilleurs livres sur le fiqh Maliki. At-Tamyiz était aussi un de ses livres. Il est mort en 684/1285.
Sahnun : Abu Sa’id ‘Abdus-Salam Ibn Sa’id at-Tanukhi, le faqih Maliki et qadi de l’Afrique du Nord. Il a rencontré Malik mais n’a pris rien de lui. Il a écrit seize volumes de Mudawanna sur le fiqh de Maliki. Il est né en 160/776-7 dans Qayrawan. Il a voyagé et étudié, particulièrement à Tunis et en Egypte. Il est devenu Qadi en 234/848 sous le gouverneur Aghlabid, Muhammad ibn al-Aghlab, et a eu des centaines d’étudiants. Il est mort en 240/854.
ash-Shatibi : Abu Ishaq Ibrahim Ibn Musa al-Gharnati, (d 790/1388), un faqih Maliki qui a écrit al-I’tisam et al-Muwafaqat. Il a présenté les doctrines de Maqasid ash-Shari’a (les buts de la loi).
al-’Utbi : Muhammad Ibn Ahmad, savant de Cordova et élève d’Ibn Habib, qui a écrit al-’Utbiyya. Il était un des premiers à populariser l’école de Malik en Andalousia. Il est mort en 255/869. Son compilé s’est également appelé l’al-Mustakhraja.
‘ ibn Fudi d’Uthman : ou Usuman dan Fodio ou Fodiye, né à Maratta, Nigéria du nord en 1168/1754. Il était un savant islamique et un Shaykh Qadiri. Il a dirigé le jihad de Fulam dans le nord du Nigeria avec son plus jeune frère, Abdullahi et fils Muhammad Bello. Il était un hafiz du Qur’an et un faqih Maliki, poète et savant. Il a été inquiété de la tendance au syncrétisme et il a fait l’hijra à partir des contrées du Gobir au nord et à l’ouest. Il a combattu pendant quatre années contre les peuples de Gobir et de Habe et est mort à Sifawa en 1230/18 17. Son célèbre livre, Ihya ‘ as-Sunna, traite des pratiques quotidiennes de l’Islam. Il a écrit de nombreux livres, y compris le Kitab ‘ Usul ad-Din et al-Masa’il al-Muhimma.
al-Wansharisi : Ahmad Ibn Yahya, un mufti Maliki de Fez, (d. 834/1430-914/1508). Il a une collection de douze volumes de fatwas appelés al-Mi’yar al-Mugbriban Fatawa ‘Ulama ifriqiya wa’l-Andalus wa’l-Maghrib, " Le Classique, rapportant les fatwas des savants de Tunisie, d’Andalousia, et du Maroc ", et d’autres travaux.
Quelques-uns des Textes Maliki Importants
Bidayat al-Mujtahid: " Le début du Mujtahid " par Ibn Rushd, un compte systématique des principes de la dérivation des jugements dans le fiqh. Sa portée s’étend aux autres écoles de fiqh. Certains le considèrent comme étant le meilleur livre écrit dans l’école Maliki.
al-Mawwaziya : Une des sources principales de l’école Maliki qui a été écrite par Ibn al-Mawwaz. Elle est extrêmement détaillée et complète dans sa discussion de toutes les sources.
al-Mi’yar : Al-Mi’yar ai-Mughriban Fatawa ‘ Ulama ‘ Ifriqiya wa’l-Andalus wal-Maghrib, " Le Classique, rapportant les fatwas des savants de Tunisie, d’Andalousia, et du Maroc " par al-Wansharisi. Une collection complète de fatwas. Un des domaines qu’il couvre est le fiqh an-nawazil.
al-Mudawwana : Le fameux compilé légal Maliki de Sahnun. Il contient les réponses d’Ibn al-Qasim aussi bien que certaines des réponses d’Ibn Wahb. Ce s’appelle parfois l’al-Mukhtalita (mélangée ) parce que les problèmes sont réunis ensemble dans divers chapitres.
Mukhtasar al-Akhdari : Un petit livret traitant de la pureté et de la prière par al-Akhdari.
Mukhtasar Khahil : Le principal manuel légal Maliki par Khalil qui est si comprimé qu’il exige des commentaires qui sont en grand nombre.
al-Mustakhraja : Voir l’al-’Utbiya.
al-Muwatta ‘: Le célèbre compilé de fiqh et de hadith de Malik. Pratiquement tous les hadiths qu’il contient sont acceptés par al-Bukhari. Ash-Shafi’i a dit de lui :" après le livre d’Allah, il n’y a aucun livre sur terre aussi proche du Qur’an que celui de Malik." Il y a deux révisions qui ont survécues : celle de Yahya ibn Yahya al-Laythi al-Masmudi et celle de Muhammad ibn al-Hasan ash-Shayban.
al-Qawa’id al-Fiqhiya :" Règles de Fiqh " par lbn Juzayy al-Kalbi (d. 741/1340), un volume sur des jugements légaux selon l’école Maliki accompagnés des différences et des accords avec les autres écoles.
Rissala : Par Ibn Abi Zayd al-Qayrawani, un sommaire immensément populaire des principaux éléments du Shan’a. On le connaît également comme Bakara as-Sa’d, " le début du bonheur ", et Zubda al-Madhhab, " la crème des écoles ". Ibn Abi Zayd l’a écrit à l’âge de dix-sept pour parer l’influence du Fatimides. Il couvre chaque chose du dogme de manière courtoise.
al-’Utbiyya : Ou al-Mushtakhraja, une collection bien connue des avis de Malik, écrite par Muhammad al-’Utbi. Quelques contemporains ont dit qu’il contient un certain nombre d’erreurs. Il contient des questions peu communes et omet souvent de mentionner comment elles lui ont été communiquées.
Abou Hanifa: Abou Hanifa an-Nu’man Ibn Thabit fut le fondateur de l’école Hanafi à Bagdad. Il est un des quatre Imams et est connu pour avoir développer le “ra’y” (opinion juridique). Il a renoncé au sommeil et était appelé le "piquet" parce qu’il avait l’habitude de se tenir debout pendant de longues périodes dans des prières de nuit. Il dormait seulement entre le Zuhr et l’Asr. Il a grandi dans Koufa et le Calife al-Mansour lui a demandé d’accepter le poste de qadi qu’il a refusé. Al-Mansour l’a alors emprisonné et l’a battu jusqu’à ce qu’il meurt. Il ne serait jamais assit en présence de quelqu’un qui a prêté de l’argent sans lui dire à chaque fois : « Chaque prêt qui apporte un avantage est usure». Il est mort en 150/767 (qu’Allah lui fasse miséricorde).
Principaux Fuqaha (savants) hanafi :
Abu Yusuf : Ya’qub ibn Ibrahim ibn Habib al-Ansari al-Baghdadi est né à Koufa en 113/731. Il était l’étudiant d’Abou Hanifa et le premier à propager son école, un maître de hadith, un brillant juriste et avait une connaissance étendue du tafsir. Il fut qadi à Bagdad pour al-Mahdi, al-Hadi et Haroun ar-Rashid, qui ont fait de l’école Hanafi le code d’état officiel pour les ‘Abbasides. Il fut également le premier à écrire les principes (usul) de fiqh (jurisprudence) Hanafi, et était un mujtahid. Il est mort à Bagdad en 182/798. Il a écrit Kitab al-Kharaj sur les taxations et les questions constitutionnelles.
Al-Hasan ibn Ziyad al-Lu’lu’i : Un des célèbres étudiants d’Abou Hanifa et un faqih de Koufa. Il a écrit plusieurs travaux pratiques sur les lois, y compris un manuel pour les qadis. Il est devenu qadi de Koufa en 194/8 10 et y est mort en 204/820.
Ibn ‘Abidin : Muhammad Amin ibn ‘Umar né à Damas en 1198/1784. Originellement un Shafi’i, il a changé et est devenu l’imam Hanafi de son époque. Son œuvre la plus célèbre est les huit volumes de Hashiyya Radd al-Muhtar, qui fait autorité dans l’école Hanafi. Il a écrit sur divers domaines de connaissance et est mort en 1252/1836.
al-Khassaf : Abou Bakr Ahmad Ibn ‘ Amr. Son kitab (livre) «Adab al-Qadi» a une place spéciale en littérature Hanafi. Il était un avocat à la de cour de Bagdad pour le Calife ‘Abbasside al-Muhtadi. Quand al-Muhtadi a été assassiné en 256/869, sa maison a été saccagée. Il est mort en 261/1874.
aI-Marghinani Ali Ibn Abi Bakr, auteur du livre de fiqh Hanafi, al-Hidaya. Il est mort en 593/1196.
Muhammad ibn al-Hasan: Voir ash-Shaybani.
An-Nasafi : ‘Abdullah ibn Ahmad, Abu ‘Abdu’r-Rahman d’Idhaj, un village près d’Isphahan. Un des grands imams Hanafi de son temps qui a écrit sur l’usul (principes), le fiqh (la jurisprudence) et ‘ la ‘aqida (dogme). Il a écrit un tafsir en trois volumes appelé Madarik at-Tanzil. Il est mort à Idhaj en 710/1310. [Il y a trois autres savants renommés appelés également an-Nasafi]
al-Quduri : Abou’l-Husayn Ahmad Ibn Muhammad. Auteur d’un abrégé ou d’un Mukhtasar très bien connu. Il est mort en 428/1036-7.
as-Sarakhsi : Muhammad ibn Ahmad, Abu Bakr, un grand Imam Hanafi, mujtahid, qadi et auteur des trente volumes encyclopédiques d’al-Mabsut, dictés à ses étudiants alors qu’il était emprisonné dans une cellule souterraine de Uzjand près de Ferghana, pour avoir conseillé un chef local au sujet de la religion (din). Il a écrit plusieurs livres et est mort à Ferghana en 483/1090.
ash-Shaybani Muhammad ibn Hasan, Abou ‘Abdullah est né à Wasit en 131/748. il était un Imam mujtahid. Il a é té formé par Abou Hanifa, Abou Yousouf et Malik. Ila grandit à Koufa où il a rencontré Abou Hanifa et rejoint son école. Puis il s’est rendu à Bagdad, où le Calife abbasside Haroun ar-Rashid fit de lui un qadi. Il a transmis al-Muwatta ‘ de Malik. Il était un des Cheikhs d’ash-Shafi’i. Il a écrit beaucoup de livres et est mort à Rayy en 189/804. Il a comme livre Kitab al-Asl ou al-Mabsut, al-Jami’ as-Saghir et al-Jami ‘ al-Kabir.
at-Tahawi : Imam Abou Ahmad ibn Muhammad al-Misn at-Tahawi al-Hanafi. Taha est un village en Egypte. Il a commencé comme ash-Shafi’i, étudiant avec al-Muzani, qui était son oncle. Un jour al-Muzani lui a fait remarqué : " Par Allah, vous n’avez rien accompli". At-Tahawi s’est fâché et s’en est allés chez Ibn Abi ‘ Imran al-Hanafi puis est devenu un Hanafi, si désireux de fonder cette école qu’il a exigé que la transmission des rapports de l’histoire se fasse selon son école. Il a employé ce que d’autres ont considérés comme des arguments faibles, selon al-Bayhaqi. Une de ses œuvres la plus célèbre est le "commentaire sur les significations des traditions" et également un Mukhtasar de fiqh Hanafi. Il est né en 239/85 1 et est mort en 321/932.
Zufar ibn al-Hudhayl: Un des élèves les plus brillants d’Abou Hanifa. Il a été considéré comme le plus perceptif dans l’utilisation correcte de l’analogie dans le raisonnement légal. Aucun livre n’a été transmis par lui. Il était qadi à Bassora où il est mort en 158/775 à l’âge de 84 ans.
Quelques œuvres Hanafi
Bada’i ‘ as-Sana’i ‘ : Par Abou Bakr al-Kashani (587/1191), une classification systématique de fiqh.
Fatawa ‘ Alamgiriya : Une collection de fatwas faites par des juristes sous l’empire Moghol entre les l2 et l8 ème siècle sous le règne de ‘Alamgir. Il a été édité par Nizam ad-Din Burhanpun et vingt-quatre autres savants. Les sections traitant du culte sont des classiques dans le modèle, alors que ceux qui traitent du droit pénal et du code civil sont plus pragmatiques. Une source pour la loi musulmane en Inde.
Hashiya Radd al-Muhtar : Par Ibn ’Abidin (1252/1836).
al-Hidaya : Par al-Marghinani (593/1196). Un des textes les plus importants décrivant l’école Hanafi qui a formé un des bases pour le fiqh Hanafi dans le second continent. Le Hidaya est un commentaire sur le Bidaya al-Mubtada, un travail concis sur le fiqh par le même auteur. Il y a beaucoup de commentaires et de sommaires écrits là-dessus. Il a été traduit en persan et en Anglais.
Kitab aI-Kharaj : Par Abou Yousouf (182/798), un des premiers textes légaux qu’Abou Yousouf a écrit pour le Calife abbasside ar-Rashid. C’est un traité sur les taxations et les questions constitutionnelles. Il a clarifié les sources du revenu financier pour l’état et les domaines de l’imposition (impôt) dans le grand détail, se basant sur le Qur’an, les transmissions du Prophète (Puisse Allah faire ses éloges devant les plus hautes assemblées et lui accorder le salut), et les fatwas des compagnons (qu’Allah soit satisfait d’eux). Il cite des hadiths et déduit leurs raisons fondamentales et l’action des compagnons.
al-Mabsut : C’est le titre de deux principales sources dans l’école Hanafi. L’un est de ash-Shaybani (189/804) et est l’un des premiers textes de l’école et est parfois connu comme al-Asl. Il est le plus grand des livres d’ash-Shaybani dans lequel il a rassemblé les questions sur lesquelles Abou Hanifa a donné des fatwas. Chaque chapitre commence par des traditions qu’il considère fondées et puis des questions appropriées et leurs réponses. Il donne une des premières images de fiqh irakien, mais pas le raisonnement légal derrière lui. Le deuxième livre avec ce même titre est par as-Sarakhsi (483/1090) qui est complet et basée sur un travail non publié par al-Marwazi.
Ash-Shafi’i : Abou ‘Abdullah Muhammad Ibn Idris, le célèbre savant est né à Ghazza en 150/767 et a grandi à la Mecque. Il appris le Qur’an par coeur dès l’age de sept ans. Il connaissait la grammaire, la poésie et la langue arabe. Il a mémorisé le Muwatta (de l’Imam Malik) en une seule nuit. Il a donné des fatwas quand il avait quinze ans. Il a voyagé au Yémen, à Bagdad avant de s’établir en Egypte. Il fut le fondateur d’un des quatre madhhabs (école juridique). En fait, il a créé deux écoles: La première, la "vieille école" qui était basée dans l’école de Médina, et puis la "nouvelle école" qu’il créa quatre ans après son arrivée au Caire. Il a écrit al-Umm et ar-Rissala. Il fut le premier à formuler les principes des versets abrogatoires et abrogés. Il est mort en 204/820 (Rahmatullah ‘aleyhi).
Principaux Fuqaha (savants) Shafi’i’ :
Ahmad Ibn an-Naqib al-Misri : Ahmad Ibn Lu’lu’ ar-Rumi, Shihab ad-din. Son père était un chrétien converti d’Antakya, en Turquie, qui a été à l’origine capturé et asservi par un prince musulman qui l’a instruit et l’a libéré. Alors il lui a servi de capitaine (naqib) avant de devenir un soufi dans le Baybariyya du Caire où Ahmad est né en 702/1302. Ahmad a mémorisé les sept qira’at (lectures du Qur’an) et a étudié le fiqh de Shafi’i, le tafsir, l’arabe, et le soufisme. Il a écrit l’Umdat as-Salik. Il est mort de la peste en Ramadan 769/1368 à l’âge de 67 ans.
Al-Baghawi: Abou Muhammad al-Husayn Ibn Mas’oud, est né à Bagha, près de Herat fut un Imam Shafi’i dans divers domaines. Son père était un fourreur. Il fut connu de ses contemporains comme " Revificateur du Din (religion) ". Il a écrit un livre Sharh as-Sunna comprenant seize volumes, faisant référence au fiqh Shafi’i et à son fondement. Il a aussi écrit un tafsir appelé Lubab at-Ta’wil. Il est mort à Marw en 510/1117. Il a publié le Masabih as-Sunna qui est une collection de hadiths.
Al-Bayhaqi: Ahmad ibn al-Husayn, Abou Bakr est né à Khasrajand, un village d’Ahmad dans la banlieue de Bayhaq près de Nishapur. Il a publié près de 1.000 volumes. Al-Bayhaqi fut un des grands Imams en hadith et en jurisprudence Shafi’i. Il a écrit certains livres importants, tel que As Sunan al-Kubra, as-Sunan as-Sughra, al-Mabsut, et al-Asma’ wa’s-S ifat. Il est mort à Nishapur en 458/1066.
Al-Ghazali: Muhammad Ibn Muhammad, Abou Hamid at-Tusi, l’Imam Shafi’i et soufi né à Tabiran, près de Tus en 450/1058. Il a étudié le fiqh avec al-Juwaym. Il a enseigné dans la Madrassa Nizamiyya avant de devenir un soufi. Il a été surnommé " le deuxième Shafi’i". Il est mort à Tabiran en 505/1111. Il fut l’auteur de beaucoup de livres, dont le très connu Ihya ‘Ulum ad-Din.
Ibn ‘Abdu’s-Salam: ‘Izz Ibn ‘Abd as-Salam as-Sulami, "le Sultan des savants" est né à Damas en 577/1181. Il était un savant Shafi’i et un compagnon de l’Imam Abou’l-Hasan ash-Shadhili. Sa réputation fut une matière de légendes. À Damas comme khatib, il a refusé de porter le noir, de parler dans le saj’ ou de féliciter les princes. Quand as-Salih Isma’il a fait des concessions aux croisés, Ibn ‘ Abdu’s-Salam l’a condamné du minbar. Il a refusé les compromis dans tous les cas et quoi qu’il en fut. Il a plus tard démissionné et s’est retiré pour écrire un certain nombre de livres sur le fiqh Shafi’i, le tafsir, et d’autres secteurs légaux. Son chef d’oeuvre fut Qawa’idal-Ahkam fi Masalih al-Anam. Il est mort en 660/1262.
Ibn Hajar al-Haytam: Ahmad Ibn Muhammad est né en 909/1504 à Abou Haytamen en Egypte occidentale. Il fut l’Imam Shafi’i de son temps. Il a reçu la permission de donner des fatwas quand il avait à peine 20 ans. Il est mort à la Mecque en 974/1567. Il a écrit beaucoup de travaux définitifs sur le fiqh Shafi’i, particulièrement Tuhfat al-Muhtaj un commentaire sur Minhaj at-Talibi d’an Nawawi, al-Fatawa al-Kubra, et az-Zawajir.
Ibn as-Salah: Abou ‘Amr ‘Uthman ibn ‘Abdu’r-Rahman ash-Shahrazuri, connu sous le nom d’Ibn as-Salah. Un important savant Shafi’i. Il était un Kurd né à Sharkhan en 577/1181. Il a étudié dans beaucoup de villes et est devenu un maître de hadith. Un de ses professeurs était Ibn Qudama. Il fut nommé à la tête du Dar al-Hadith à Damas. Il a écrit un certain nombre de livres sur diverses matières, y compris le fiqh. Il a une collection célèbre de fatwas appelés Fatawa Ibn as-Salah. Il est mort en 643/1245.
Al-Juwayni: Abu’l-Ma’ali ‘Abdu’l-Malik ibn ‘Abdullah, Imam des deux Harams, l’Imam des Arabes et des non Arabes, unique dans sa période, possesseur de vertus et auteur d’excellents livres. Nizam al-Mulk lui a construit une madrassa à Nishapur. Il a écrit dix-neuf volumes d’incomparables travaux, Nihaya al-Matlab, sur l’école Shafi’i. Il fut le Cheikh d’al-Ghazali et est mort à Nishapur en 478/1085.
Al-Mawardi: ‘Ali ibn Muhammad, le Qadi, est né à Bassora en 364/972 et est mort à Bagdad en 450/1058 âgé de 86 ans. Sa compétence en fiqh, en éthique, en science politique et en littérature s’est avérée utile renforçant sa respectable carrière. Après sa nomination initiale comme qadi, il a été graduellement promu à de plus hauts postes, jusqu’à ce qu’il soit devenu le Qadi en chef à Bagdad. Le calife abbasside al-Qa’im ‘Amri’llah l’a nommé son ambassadeur itinérant et l’a envoyé dans un grand nombre de pays à la tête de missions spéciales. Il était un grand juriste, muhaddidi, sociologue et un expert en matière de science politique. Son livre, al-Hawi, sur les principes de la jurisprudence est tenu en haute estime. Sa contribution en science et en sociologie politiques comporte un certain nombre de livres dont le plus célèbre est al-Ahkam as-Sultaniya.
Al-Muzani: Abou Ibrahim ibn Isma’il, est né en 175/791 en Egypte. Ash-Shafi’i a dit de lui: "S’il avait débattu avec Shaytan, il l’aurait vaincu". Il était un mujtahid Shafi’i et a écrit al Mukhtasar, un livre sur le fiqh Shafi’i. S’il manquait une prière fard (obligatoire), il la priait vingt-cinq fois et il avait l’habitude de laver gratuitement les morts espérant la récompense (divine). Il est mort en 64/878.
An-Nawawi: Yahya ibn Sharaf, Abou Zakariyya est né dans le village de Nawa dans la plaine de Horan dans le sud de la Syrie en 631/1233. Il était l’Imam des derniers Shafi’ites et a écrit beaucoup de livres: Minhaj at-Talibin, Kitab al-Adhkar, Riyad as-Salihin et d’autres livres. Il a vécu dans la plus grande simplicité et après 27 années passées à Damas, il est retourné chez lui et est mort à l’âge de 44 ans en 676/1277.
Rabi’ ibn Sulayman al-Muradi: Abou Muhammad, il fut longtemps étudiant et le principal transmetteur des livres d’ash-Shafi’i. Il fut connu comme " mu’adhdhin " (muezzin) parce qu’il fit l’adhan dans la mosquée de Fustat jusqu’ à sa mort en 270/884.
Ar-Rafi’i: ‘Abdu’l-Karim ibn Muhammad, Abu’l-Qasim est né à Qazwin en 557/1162. Il fut l’Imam de son temps en fiqh et en tafsir. Il représenta l’Imam an-Nawawi la principale référence de l’école postérieure Shafi’i. Son œuvre principale est un commentaire sur al Wajiz d’al-Ghazali, intitulé Fadl al-’Aziz. Il fut un mystique et un ascète. Il est mort à en 623/1226.
As-Subki: Taqi ad-Din ‘Ali ibn ‘Abdu’l-Kafi est né à Subk en Egypte en 683/1284. Il était un savant et mujtahid Shafi’i. Il a écrit plus de 150 livres dont at-Takmila, un supplément d’onze volumes au livre d’an-Nawawi’, Sharh al-Muhadhdhab, Fatawa as-Subki en deux volumes, et al-Ibhaj fi Sharh’ al-Minhaj. Il s’est rendu à Damas en 739/1339 où a été fait qadi. Pour cause de maladie il a été remplacé par son fils et est revenu au Caire où il est mort en 756/1355.
Littérature Shafi’i
al-Ahkam as-Sultaniya: "Les lois du gouvernement islamique " par Abou’l Hasan al-Mawardi (décédé en 450/1058). Une œuvre classique sur les lois du gouvernement islamique dans la pratique. Il traite des principes de la science politique, en se référant tout particulièrement aux fonctions et aux devoirs des Califes, du premier ministre et des autres ministres, les relations entre divers éléments du public et le gouvernement, les mesures de renforcer le gouvernement et de lui assurer la victoire dans la guerre. Il est considéré comme étant l’auteur et le défenseur de la "doctrine de la nécessité" en science politique.
Fath al-’Aziz: " la victoire du puissant ", par ar-Rafi’i (décédé en 623/1226) qui est un commentaire sur al-Wajiz d’al-Ghazali, qui a servi de base pour al Minhaj at-Talibin d’an-Nawawi.
C’est une référence principale de l’école Shafi’i.
Minhaj at-Talibin: Par l’Imam an-Nawawi (décédé en 67611277), une référence qui fait autorité pour l’école Shafi’i. Il est vu comme un commentaire d’al-Muharrar d’ar-Rafi’i. Il renvoie à al-Juwayni par l’intermédiaire d’ar-Rafi’i et d’al-Ghazali. Il y a plusieurs commentaires de ce livre.
al-Mustasfa min ‘Ilm al-Usul: Un livre d’al-Ghazali sur usul al-fiqh (les principes de la jurisprudence).
Nihaya al-Matlab: Par al-Juwayni (47811085), une collection massive en quinze volumes sur l’école Shafi’i.
Sharh as-Sunna: Par al-Bayhaqi (45811066), une œuvre comprenant seize volumes traitant le fiqh Shafi’i et sa base.
at-Tanbih : Par ash-Shirazi (47011083), une œuvre classique sur la doctrine Shafi’i.
Tuhfat al-Muhntaj: D’Ibn Hajar al-Haytami (974/1567) est un commentaire du Minhaj at-Talibin d’an-Nawawi. Il est un des principaux textes Shafi’i qui fait autorité.
‘Umdat as-salik: Par Ibn an-Naqib (769/1368) est un concis de l’école Shafi’i qui a été traduit en anglais par Nouh Keiher intitulé "Le refuge du voyageur".
al-Umm: Par ash-Shafi’i (204/820) est une collection de sept volumes qui contient le fiqh final de l’école d’ash-Shafi’i’.
al-Wajiz: Par al-Ghazali (505/1111) est une synthèse de l’école Shafi’i.
Ahmad Ibn Hanbal: Abou ‘Abdullah ash-Shaybani, L’Imam des Ahl as-Sunna est né à Bagdad en 164/780 et y a grandi orphelin. Il s’est dévoué à la Sunna de sorte qu’il soit devenu l’Imam dans son temps. Il a voyagé pendant seize ans à la recherche de hadith et en a mémorisé 100000 dont 30000 sont rapportés dans son Musnad (Compilé de hadith). Il était un hafiz du Qur’an, d’al-Muwatta’ de l’Imam Malik et a appris le fiqh d’ash-Shafi’i. Il fut le fondateur du madhhab Hanbali. Il est dit que dans ses assemblées l’au-delà seul était mentionnée et jamais aucun mot sur la vie d’ici-bas. Il priait chaque nuit et ou il récitait le Qur’an intégralement en une seule nuit. Il fut emprisonné et torturé pendant vingt-huit mois sous le Calife abbasside al-Mu’tasim pour avoir refuser de déclarer que le Qur’an a été créé. Il est mort en prison en 241/855 (Rahmatullah ‘aleyhi).
Principaux Fuqaha (savants) Hanbali’ :
Ibn al-Jawzi: Abu’l Faraj ‘Abdu’r-Rahman ibn Jawzi est né à Bagdad en 508/1114 et fut un grand savant Hanbali de son temps en histoire et en hadith. Il fut célèbre pour ses nombreuses chroniques des savants et des saints l’ayant précédé. Son livre Talbis Iblis est l’un des plus connus. Ibn al-Jawzi s’est opposé à toutes les doctrines et les pratiques, indépendamment de leurs sources, qui étaient des innovations dans la règle de la Shari’a qui était absent du Qur’an et de la Sunna, mais qui étaient présentes dans la communauté islamique, particulièrement dans son temps. Il a écrit condamnant les pratiques innovées de beaucoup de groupes spécifiques, incluant les philosophes (mutakallimun), les théologiens, les traditionalistes (‘ulama’ al-hadith), les juristes (fuqaha’), les prédicateurs, les philologues (linguistes), les poètes et les faux soufis. Il a écrit plus de trois cents livres sur le fiqh tasawwuf (soufisme), ‘ilm al-Qur’an, le hadith, le tafsir et les biographies de plusieurs des grands hommes du tasawwuf. Deux de ses livres sont considérés comme des piliers dans le domaine du tasawwuf, Safwat as-Safa, Minhaj al-Qasidin wa Mufid as-sadiqin. Il a écrit en outre, des pleines et longues biographies qui font l’éloge des premiers soufis. Il est parfois confondu avec Ibn al-Qayyim al-Jawziyya. Il est mort à Damas en 597/1201.
Ibn al-Qayyim: Etait un savant hanbali de hadith qui écrivit Zad al-Ma’ad. Il a également écrit ‘A’lam al-Muwaqqi’in traitant d’usul al-fiqh. Il a édité les travaux de son Sheikh Ibn Taymiyya (qu’Allah leur fasse miséricorde) avec qui il fut emprisonné à Damas et est resté en sa compagnie jusqu’ à la mort d’Ibn Taymiyya en 728/1328. Il est mort à Damas en 751/1350.
Le véritable nom d’Ibn Qayyim était Muhammad Abi Bakr ibn Sa’d al-Zari’i, puis al-Dimashqi. Son titre était Shams Ad-Din, son surnom fut Abou ‘Abdallah.
Son père était le directeur d’une école appelée "al-Jawziyya " qui était située dans l’enceinte du marché à blé de Damas, c’est ainsi qu’il fut appelé "Ibn Qayyim al-Jawziyya" ou encore "Ibn Qayyim ".
Ibn Qayyim al-Jawziyya naquit dans une famille de savants connue pour sa piété, en 691 H. (1292). Damas fut un grand centre intellectuel, il y avait de nombreuses écoles. Il étudia sous la direction, la protection et le financement de son père. Il fut particulièrement influencé par son Cheikh et professeur, Ahmad Ibn Taymivya, ainsi que par Ibn al-Shirazi et d’autres encore.
Il étudia avec des grands savants tel que Shihab ad-Din al-Nabulsi, le Qadi Taqi ad-Din, Fatima bint Jawhar, Ibn Abi al Fath al-Bakhli et Ahmad ibn ‘Abd al-Halim ibn Taymiyya. Ce dernier l’a beaucoup marqué, jusqu’à ce qu’il suive la voie de ce dernier dans la défense du Qur’ran et de la Sunna, combattant les réactionnaires, le charlatanisme, et le faux soufisme. Il réunit ses livres, l’épaula dans ses débats contre ses adversaires et il fut emprisonné avec lui, dans la prison d’al-Qal’a de Damas. Son Professeur Taqi ad-Din ibn Taymiyya mourut dans cette prison quand à lui il fut libéré.
Ibn Qayyim continua son combat contre la secte ar-Râfida (la déviée) et les ennemis de l’Islam grâce à ses cours dans les mosquées et ses conférences lors de ses déplacements.
Les gens furent nombreux à écouter ses discours. Il enseigna la jurisprudence à l’école al-Sadriya, et fut imam dans l’école al Jawziyya. Ses étudiants l’accompagnaient, parmi eux Zayn al-Din, Abû-1-Faraj, Shams ad-Din Abou ‘Abdallah, ‘Imad ad-Din Ismâ’il connu sous le nom d’Ibn Kathîr auteur du livre Al bidaya wa Nihaya (le début et la fin), du célèbre commentaire du Qur’an (tafsir) et d’autres encore.
Il est l’auteur de plus de cinquante livres sur la jurisprudence, la base des sciences religieuses, le précis des hadith ainsi que d’un commentaire du Qur’an (tafsîr). Une partie de ses livres fut imprimée, et une autre resta sous forme de manuscrits.
Il acquit une grande renommée, et fut reconnu tant par ses amis que par ses adversaires. Il utilisait des preuves irréfutables pour convaincre ses détracteurs.
Il fut très pieux et passait ses nuits en prière. Il fit plusieurs fois le pèlerinage et resta longtemps à la Mecque.
Il mourut en 751 H/1350 à Damas, et nombreuse fut la foule qui pria pour lui dans la grande mosquée. Il fut inhumé dans le cimetière de la petite porte (Bâb al-Saghir) à Damas. Qu’Allah lui fasse miséricorde.
Ibn Qudama: Abdullah ibn Muhammad ibn Qudama, Abu Muhammad al-Jama’ili al-aqdisi est né à Jama’il en Palestine en 541/1146. Il fut un Imam et un savant Hanbali élevé à Damas qui écrivit les neuf volumes d’al-Mughni sur le fiqh Hanbali. Il est mort à Damas en 620/1223.
Ibn Rajab: Abou’l-Faraj ‘Abdu’r-Rahman Ibn Ahmad al-Baghdadi al-Hanbali est décédé en 795/1392-3. Il fut l’auteur d’adh-Dhayl, al-Istikhraj et d’al-Qawa’id. Son Tabaqat al-Hanabila est la plus complète collection de biographies Hanbalis.
Ibn Taymiyya: Cheikh al-Islam Abul -’Abbas Taqi ud-Dîn Ahmad ibn Abd as-Salâm ibn Abdillâh ibn Taymiyyah al-Harrâniy (661 H/1263-728 H/1328) qui exerça à Damas et au Caire, s’intéressa, selon sa propre expression, à la question du culte des saints, du pèlerinage et de la visite aux tombes " pendant quelques décennies ".
C’est une violente critique de son enseignement sur cette question qui fut à l’origine de sa réclusion de 726 H/1326. Deux ans après, il mourait en prison, ses livres et ses instruments de travail lui ayant été retirés pour le mettre dans 1′impossibilité d’écrire.
Par lieux de pèlerinage secondaires, nous entendons les lieux qui font l’objet d’un pèlerinage qui n’est pas compris dans le Pèlerinage obligatoire de Makka. Ces pèlerinages sont, selon Ibn Taymiyya, à quelques exceptions près, Innovateurs (bid’i) et interdits (haram).
Ibn Taymiyya s’efforce de combattre cet élément de la religion populaire mais ce n’est pas aux gens du peuple que s’adressent ses attaques : ce ne sont que des gens égarés et ignorants (juhhal) de la vraie religion (haqiqat ad-din). Les véritables adversaires d’Ibn Taymiyya sont les savants "tardifs" qui acceptent et autorisent le culte des saints à partir d’un autre fondement que la Révélation et la Tradition authentique: c’est à ces savants tardifs qu’Ibn Taymiyya donc s’adresse dans ses fatawa et ses écrits.
661 H/1263 – Ibn Taymiyya naît à Harran, le 10 ou le 12 Rabi’ Awwal. La même année, le sultan Baybars crée la fonction des quatre qadi al qudat, un qadi pour chaque école juridique. Ces juges auront plus tard un rôle à jouer dans les nombreux procès qui seront faits à Ibn Taymiyya pendant sa vie.
667 H/1268 – Ibn Taymiyya quitte Harran pour Damas avec sa famille par crainte de l’avance mongole. Son père ‘Abd al-Halim devient directeur de l’école hanbalite al-Sukkariyya.
681 H/1282 – Ibn Taymiyya prononce des fatwas, il a alors dix-neuf ans.
683 H/1284 – A la mort de son père, à vingt et un ans, il prend sa succession à Dar al-Hadit al-Sukkariyya.
691 H/l291 – Ibn Taymiyya fait un cours sur les attributs d’Allah (sifat) qui soulève une opposition telle que son activité de professeur est menacée.
691 H/1291 – De la fin de 691 H. jusqu’en Safar 692 H., Ibn Taymiyya fait le pèlerinage (hajj) de Makka et c’est probablement juste après son retour qu’il écrit sa Risa-il fi manasik al-hajj.
693 H/1294 – Ibn Taymiyya prend part pour la première fois à la vie publique à propos de l’affaire de ‘Assaf al-Nasrani lorsqu’il exhorte la foule contre ce dernier, ce qui lui vaut le châtiment du bâton et d’être gardé à vue pendant une courte période à la Madrasa al-’Adrawiyya.
695 H/1295-1296 – Cette année-là, Ibn Taymiyya commence son enseignement à la Madrasa al-Hanbaliyya.
697 H/1298 – Dans la Mosquée des Omeyyades à Damas, Ibn Taymiyya encourage au jihad contre le royaume de Petite Arménie, mais l’expédition militaire partie du Caire se termine par un échec pour des raisons de santé parmi la troupe.
698 H/1298 – Sur la demande pressante des habitants de Hama, Ibn Taymiyya écrit al- ‘Aqida al-hamawiyya traitant des attributs d’Allah. C’est la première des trois professions de foi; al- ‘Aqida al-wasitiyya, qui est l’ouvrage le plus systématique, vient juste après. La troisième profession, al ‘Aqida al-tadmuriyya, est dédiée au chef de tribu bédouin, Muhanna Ibn ‘Isa, et date du début de son séjour au Caire.
699 H/1299 – Ibn Taymiyya prêche le jihad contre les Mongols et participe à trois campagnes contre eux entre 699 et 703 H/l299 et 1303.
700 H/1300 – Ibn Taymiyya rejoint avec "la poste" (al-barid) l’armée égyptienne au Caire et y parvient une semaine après, afin de demander de l’aide pour la Syrie contre les Mongols.
La même année, il prend part à une expédition au Jabal Lubnan contre les dissidents chi’ites de Kasrawân. L’avance mongole étant repoussée, Ibn Taymiyya peut désormais se consacrer à la polémique contre le monisme (ittihadiyya) d’Ibn ‘Arabi et de ses partisans, en particulier du mystique Sheikh Nasr al-Din al-Manbiji.
704 H/1305 – En Rajab 704 H/janvier 1305, Ibn Taymiyya se rend avec quelques-uns de ses partisans et des tailleurs de pierre au Masjid at-Ta’rih près de Nahr al-Qulut pour détruire un rocher sacré que les gens du peuple "visitaient" (ziyara) et auquel ils faisaient des offrandes. L’action avait pour but de "délivrer les musulmans de l’associationnisme (shirk) qui se pratiquait en cet endroit ".
705 H/l305 – Ibn Taymiyya participe de nouveau à une expédition militaire contre les dissidents chi’ites de Kasrawãn, al-Rawafid.
La même année, il attaque al-Ahmadiyya al-Rifa’iyya, tant parce qu’il les soupçonne d’avoir des sympathies avec les Mongols, que parce qu’ils affirment posséder des pouvoirs surnaturels à caractère religieux. Ils se plaignirent au gouverneur mais Ibn Taymiyya réussit à faire la preuve de leur fausseté.
705 H/1306 – En Rajab-Sha’ban 705 H/janvier février 1306 sont tenus trois conseils chez al-Afram, gouverneur de Damas, où l’on critique la profession de foi d’Ibn Taymiyya al- ‘Aqida al-wasitiyya. Ibn Taymiyya est acquitté mais ses partisans sont poursuivis et son disciple al-Mizzi est mis en prison. A la troisième séance tenue sur l’ordre du sultan, Ibn Taymiyya est encore acquitté mais il est appelé peu de temps après au Caire.
Au Caire, Ibn Taymiyya doit comparaître devant les quatre qadis al qudat qui l’accusent d’anthropomorphisme. Il est condamné à la prison et passe un an et demi à la citadelle : jusqu ‘en Rabi’ al-awwal 707 H/septembre 1307.
707 H/l307 – Remis en liberté, Ibn Taymiyya séjourne au Caire où, malgré ses adversaires influents, il poursuit sa polémique dirigée contre certains milieux soufis et les questions touchant à l’ittihadiyya, le culte des saints et le culte pratiqué sur les tombes.
707 H/l308 – En Shawwal 707 H/avril 1308, un groupe de 500 soufis s’adresse au sultan pour se plaindre de la critique qu’Ibn Taymiyya fait de leurs chefs, ce qui conduit Ibn Taymiyya devant le qadi al-qudat shafi’ite, Badr ad-Din ibn Jama’a qui l’interroge sur son crédo touchant aux questions du tawassul et de l’istijata.
Ibn Taymiyya doit choisir entre retourner en prison ou quitter le Caire. Il décide donc de rentrer à Damas mais après une journée de voyage, il est rejoint et incarcéré dans la prison des qadi-s au Caire. De là, il poursuit son travail et émet des fatwas.
709 H/1309 – En Safar 709 H/juillet 1309, Ibn Taymiyya est envoyé à Alexandrie sous surveillance et placé en garde à vue dans le palais du sultan. II a le droit cependant de poursuivre son activité et de recevoir des visites. Le séjour dure huit mois.
709 H/l310 – En Shawwal 709 H/mars 1310, le sultan Muhammad Ibn Qalawun lui offre la liberté et lui donne audience au Caire.
Durant les trois années qui suivent, Ibn Taymiyya séjourne au Caire où il apparaît comme professeur, mufti et conseiller du sultan.
De cette période date la fatwa : Risa-il fi man nawa al-safar ila ziyara qubur al-anbiya’ wal-salihin qui servit à l’accusation lors du procès de Damas qui le mena en prison en 736 H/l326.
712 H/13l3 – Après sept ans et sept mois, en Doul Qa’da 712 H/février 1313, il revient à Damas bil-niyya jihad pour participer aux combats contre les Mongols qui menaçaient de nouveau. En route, il visite Jérusalem. A Damas, il reprend ses activités de professeur à la Madrasa al-Sukkariyya et à la Madrasa al-Hanbaliyya.
714 H/1314 – Cette année-là, Ibn Taymiyya a un violent différend avec Nur ad-Din al-Bakri à propos de la prière d’intercession prenant le Prophète (salut et bénédiction d’Allah sur lui) comme intercesseur et du culte des saints; à cette occasion, il écrit son ouvrage Talhis al-kitab al-istijata al-ma ‘ruf bil-radd al-Bakri.
716 H/13l6 – A quelques mois d’intervalle, le qadi al-qudat Badr ad-Din Ibn Jama’a et le gouverneur Tankiz visitent Jérusalem : c’est sans doute à cette occasion qu’Ibn Taymiyya écrit le traité polémique Qa ‘ida fi ziyara Bayt al-Maqdis.
718 H/l3l8 – Ibn Taymiyya donne son opinion sur la répudiation (talaq) et reçoit expressément l’ordre du sultan de ne plus émettre de fatwas sur le sujet.
720 H/1320 – Après qu’il eut, à plusieurs reprises, bravé l’interdit du sultan de s’exprimer sur le sujet, on décida d’emprisonner Ibn Taymiyya. II devait demeurer cinq mois et dix-huit jours à la citadelle, du 22 Rajab 720 H. au 10 Muharram 721. Après quoi il fut libéré sur un rescrit du sultan.
726 H/1326 – En Sha’ban 726 H/juillet 1326, Ibn Taymiyya est de nouveau incarcéré à Qal’a Dimashq pour avoir condamné la visite aux tombes et le culte des saints et en particulier la prière d’intercession avec l’aide du Prophète (saluts et bénédictions d’Allah sur lui) ainsi que la visite faite à sa tombe.
L’affaire fut occasionnée par la critique qu’Ibn al Jawziyya fit de quelques pèlerins de Jérusalem. Ceux-ci se plaignirent au qadi al-qudat shafi’ite de Damas, Jalal ad-Din Muhammad al-Qazwini, qui transmit l’affaire au sultan du Caire. Sur l’ordre de ce dernier, Ibn Taymiyya fut réincarcéré et on lui assigna l’ordre de ne pas donner de fatwas.
726 H/1326 – II semble, d’après la biographie d’Ibn ‘Abd al-Hadi, que, pendant un certain temps précédant son emprisonnement, s’engage une violente polémique sur le sujet de sadd al-rihal et i’mal al-mutiy ila qubur anbiya’ wal-salihin et Ibn Taymiyya fut particulièrement attaqué pour la fatwa Risala fi man nawa al-safar ila ziyara qubur al-anbiya’ wal-salihin qu’il aurait écrite dix-sept ans auparavant. Ibn ‘Abd al-Hadi rapporte qu’Ibn Taymiyya aurait traité le sujet ultérieurement sans rencontrer de résistance, par exemple dans son ouvrage important, Kitab iqtida’ al-sirat al-mustaqim muhalafat ashab al-jahim.
En Doul Qa’da 726 H/septembre 1326, Ibn Taymiyya reçoit en prison la visite du qadi al-qudat Jamal ad-Din Ibn Jumla ash-Shâfi’i, qui l’interroge sur ce qu’il pense du culte des tombes et lui demande un compte rendu écrit à ce sujet. Sur la réponse écrite d’Ibn Taymiyya, le qadi fait la remarque suivante:
"Considère la visite à la tombe du Prophète (saluts et bénédictions d’Allah sur lui) et aux tombes de prophètes comme une faute, de façon générale ". Ibn Kathir s’empresse de dire que cette interprétation est due à l’incompréhension de la doctrine d’Ibn Taymiyya qui n’interdit pas la visite aux tombes des prophètes et des hommes pieux mais seulement le pèlerinage en vue de la visite".
Tandis qu’Ibn Taymiyya est en prison à Damas, apparaît une violente polémique entre lui et le qadi al-qudat al-Ihna’i au Caire. Ce dernier avait commenté la fatwa à l’origine du différend mais Ibn Taymiyya lui répond en lui adressant la réfutation Radd ‘ala al-Ihna’i dans laquelle il déclare de façon humiliante pour al-Ihna’i l’ignorance de ce dernier à la fois des textes qui fondent la Loi et de sa propre doctrine. Al-Ihna’i va se plaindre au sultan qui ordonne de retirer à Ibn Taymiyya ses livres et ses instruments de travail.
728 H/1328 – Quelques mois plus tard, le 20 Doul Qa’da 728 H/26 septembre 1328, Ibn Taymiyya meurt en prison (puisse Allah lui faire miséricorde).
Plusieurs ouvrages fondamentaux sur le culte des saints et la visite aux tombes datent de ce dernier séjour en prison. Outre le Radd ‘ala al-Ihna’i, on peut nommer par exemple Al-jawab al-bahir fi zuwwar al-maqabir et Ibtal Ibn Taymiyya li fatawa qudat Misr bi-habsi-hi wa-’uqubati-hi.
Autres Ouvrage du Cheikh de l’Islam :
Majmu’ al-Fatawa
Futya fil-Nusayriyya
Iqtida’ al-Sirât al-Mustaqim Mukhalafat Ashab al-Jahim
Al-Jawab as-Sahih li-man baddala Din al-Masih
Kitab al-Nubuwwat
Kitâb as-Sama’ wa l-Raqs
Risala ila Abi-l-Fida’
Risala fil-Kalam ‘ala-l-Fitra
Ar Risala al-Qubrusiyya (a venir insha Allah)
Al-Siyasat al-Shar’iyya fi Islah al-Ra’i wal-Ra’iyya
Al-Khallal: Ahmad ibn Muhammad ibn Haroun Abu Babr fut un des principaux transmetteurs du fiqh d’Ibn Hanbal décédé en 311/933-4. En fait, il est considéré comme le premier collecteur du fiqh Hanbali. Il a considérablement voyagé intensivement pour rassembler la science d’Ahmad Ibn Hanbal de ceux qui l’ont transmise de lui. Lorsqu’il eut achevé cette recherche, il fut professeur d’un cercle d’étudiants dans la Mosquée d’Al Mahdi à Bagdad d’où fut diffusée l’école Hanbali. Il a rassemblé ses textes dans la grande collection, al-Jami’ al-Kabir, qui comprend plus de vingt volumes.
Al-Khiraqi: Abu’l-Qasim ‘Umar fut un des premiers savants Hanbali dont l’inventaire du fiqh Hanbali existe encore. Il a quitté Bagdad pour Damas quand les Shi’as en ont prit le contrôle. Il est mort en 334/945-6
Littérature Hanbali:
Al-Ghunya li Talibi Tariq al-Haqq: D’‘Abdu’l-Qadir al-Jilani (décédé en 561/1166), le célèbre soufi et le fondateur du Qadiri Tariqa. Ce livre est un résumé du fiqh Hanbali.
‘A’lam al-Muwaqqi’in: Par bn al-Qayyim al-Jawziyya (751/1350), un important travail traitant d’usul Al-fiqh.
Al-Mughni: "L’enrichissant " d’Ibn Qudama (62011223), un travail de neuf volumes qui présente des observations sur al-Khiraqi’s al-Mukhtas arfi’l-Fiqh qui est le plus grand commentaire de cette oeuvre. Ne se contentant pas d’un simple examen du texte du Mukhtasar et de l’explication des preuves de ses positions, il fait suivre cela d’un éclaircissement complet des différents avis de l’école Hanbali et des différences avec les autres écoles, y compris les écoles moins connues, puis évalue leurs faiblesses et leurs forces relatives.
Al-Mukhtas ar fi’l-Fiqh: Al-Khiraqi (334/1945-6) un des plus importants et plus célèbre travaux Hanbali duquel plus de 300 commentaires ont été écrits.